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Terre de Biterre, terre amère

26 Oct, 2021

Les Columérins auraient pu être héros dans l’Hérault. Ils en sont revenus avec un seul point dans la musette — ils n’ont jamais été bredouilles depuis le début de la saison — et avec une énorme frustration.

À Béziers, vendredi soir, ils possédaient neuf points d’avance (15-6) à moins de quatre minutes de la fin avant de subir le sort qu’ils avaient réservé aux Bayonnais dans le même laps une semaine auparavant. 15 à 16 : renversés ! P… de pénalité. Comme à Nevers (6e journée). Mais la comparaison doit s’arrêter là. Si les deux matchs précédents avaient également livré leur verdict après la sirène, leur niveau s’était situé à cent lieues au-dessus de celui du stade Raoul-Barrière, un match crispant, jamais emballant.

Avec une autre physionomie des débats, les Columérins auraient pu se satisfaire de leur bonus défensif. Cette fois, on ne peut même pas parler de maigre consolation car ils ont maîtrisé la situation jusqu’à la 77e minute.

La roue a donc tourné en défaveur du club à la Colombe. Ainsi va le sport, avec sa glorieuse incertitude. Un succès aurait installé les Haut-Garonnais seuls aux commandes après huit journées de Pro D2. Avec 28 points au compteur, ils se retrouvent troisièmes à une longueur des Montois rejoints par les Bayonnais en tête. Bon, cela n’est tout de même pas dramatique.

Décidément, les voyages à Béziers ne sourient que rarement à Colomiers, vainqueur certes au mois de novembre 2019, mais après vingt-deux années de disette.

Vendredi, les Columérins n’ont jamais lâché le bleu de chauffe pour l’habit de gala. Pour la première fois, ils n’ont inscrit aucun essai. Pourtant, ils avaient progressivement pris l’ascendant en s’appuyant sur leur défense et leur jeu au pied pour renvoyer les Biterrois à leurs études. Mais un match n’est jamais fini avant… la fin. C’est une lapalissade. Dans ce genre de final, les fautes deviennent très souvent inévitables si on a perdu la maîtrise des événements en laissant l’initiative à l’adversaire. Les Héraultais avaient la tête sous l’eau. Ils ont pu reprendre espoir pour inscrire dix points en un peu moins de quatre minutes et s’assurer le gain de la rencontre.

Les Columérins se sont retrouvés penauds comme des gamins qui ont laissé tomber l’assiette dans laquelle le dessert leur était servi. Un scénario qui vous fait passer une très mauvaise nuit en ayant du mal à éliminer la colère qui vous a saisi, la frustration aussi. Attention, si la colère peut pousser à la révolte, elle peut aussi être mauvaise conseillère. « La colère se passe en disant l’alphabet. » C’est un proverbe. Autrement dit : « La réflexion est le meilleur moyen pour réprimer sa mauvaise humeur ».

Ce sentiment, les Bayonnais avaient dû l’éprouver en quittant le stade Michel-Bendichou. Ils ont su réagir avec brio face à Provence (47-10). Nos Columérins sauront-ils les imiter ce prochain vendredi à Grenoble ? Leur mission s’annonce beaucoup plus compliquée, mais nous les savons capables de tout.

 

Jean-Paul Pronzato

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