Eux brouillons
Les Columérins sont rentrés bredouilles, vendredi, de leur voyage dans la Drôme. Ils ont trébuché, 25 à 32 (15-20), face à une équipe valentino-romanaise accrocheuse en diable dans le sillage d’un pack conquérant. Au terme d’un match vivant, digne du haut de tableau, Valence-Romans a prouvé, en livrant un combat en mode phase finale, que sa troisième place n’avait rien d’usurpé.
Le résultat est-il logique ? Oui, enfin peut-être. Car les Columérins peuvent nourrir des regrets. Leurs imprécisions entachant la tenue du ballon associées à leur indiscipline —elle a fait le régal de l’artificier local Lucas Méret— ne leur ont pas permis de ramener au moins un point. Leur ultime offensive, alors qu’un score de parité restait envisageable, illustre leurs carences de la soirée. C’est dommageable. Il n’y a cependant pas le feu en la demeure. La situation des hommes de la Colombe (81 points), toujours dauphins des Vannetais (104 points !), reste favorable dans la course à une demi-finale. Même si leurs vainqueurs et les Provençaux ne sont plus qu’à six longueurs. Derrière, Oyonnax, qui a gagné son bras de fer face à Brive samedi, est à dix points avec deux unités d’avance sur le club corrézien. Et il ne reste que quatre journées de saison régulière.
Nos Columérins, vaillants, animés de louables intentions, pouvaient donc mieux faire à Valence. Leurs trois essais l’attestent. Le premier et le troisième ont été inscrits après des décalages au pied de Max Auriac pour Grégoire Bazin, toujours redoutable lorsqu’il se transforme en ailier, et Matias Osadczuk ; le deuxième sur un jeu… au pied de Vincent Pinto suivi par Rodrigo Marta, très en vue lui aussi. Mais l’efficacité des Valentino-Romanais sur les ballons portés est connue. Ils ont ainsi pu marquer par l’inévitable Dorian Marco Pena…ltouche et leur tour australienne de la deuxième ligne, Ryan McCauley, après un « 50-22 » dégainé par Lucas Méret. Deux essais, un de moins que les Haut-Garonnais. Le reste fut pour la botte de leur ouvreur (6P/6). Car les Columérins ont ardemment défendu à plusieurs reprises, mais l’indiscipline a fait son œuvre privant d’un coup de maître un groupe où le jeune Théo Pedemons (21 ans ; encore un produit de la formation columérine) a effectué ses premiers pas en Pro D2.
Les hommes de Florian Nicot et Aurélien Beco doivent impérativement reprendre leur marche en avant (pas leurs en-avant…) vendredi prochain lors de la réception des Carcassonnais qui s’accrochent à leurs derniers espoirs de maintien. Les Grenoblois viennent de faire les frais de leur bravoure.
*Le Columérin du match : Rodrigo MARTA
Jean-Paul Pronzato





