Balade printanière
Une belle journée, accompagnée d’une pointe hivernale à son lever, puis de plus en plus printanière au fil des heures, sans excès toutefois, voilà de quoi inciter à une balade de saison. Vendredi, à Michel-Bendichou, les Columérins en ont profité pour la terminer par une soirée agrémentée d’un festival rugbystique proposé par un collectif bien huilé. Et ils ont même pu déguster un savoureux dessert avec gâteau et cerise sous la forme d’un bonus offensif : 66 à 21 (38-14) face à une équipe dacquoise jouant crânement sa chance.
Colomiers a régalé avec neuf essais signés Ugo Séguéla au bout d’une minute et vingt-trois secondes, Grégoire Bazin, Théo Giral auteur d’un triplé et impliqué sur deux autres réalisations, Valentin Delpy, Martin Dulon et Rodrigo Marta avec un doublé pour le bouquet final du feu d’artifice. Les records offensifs de la saison columérine —49 points face à Nevers et six essais à quatre reprises— sont pulvérisés.
Ce résultat permet à Colomiers, toujours dauphin de Vannes, intouchable leader de Pro D2 (99 points), de creuser l’écart avec Valence-Romans —le club à la Colombe s’y rendra vendredi prochain— et Provence relégués à dix longueurs. Brive reste à douze points, Oyonnax à quatorze. Le « top 6 » se précise car le septième, Agen, accuse un retard de dix unités sur le sixième, vingt-quatre sur Colomiers. La qualification directe en demi-finale est plus que jamais dans la ligne de mire des hommes de Florian Nicot et Aurélien Beco mais des bouleversements ne sont pas à exclure lors des cinq dernières journées. Outre VRDR-Colomiers, Oyonnax-Brive figure à l’affiche de la prochaine (J 26). Puis VRDR-Brive (J 28), Provence-Vannes (J 29) et VRDR-Provence (J 30) pèseront lourd dans la balance. Pour Colomiers, après le voyage dans la Drôme, Carcassonne et Mont-de-Marsan seront au menu à domicile, Biarritz et Grenoble à l’extérieur.
En attendant, nous avons apprécié le match face à Dax, particulièrement agréable à suivre avec un arbitrage favorisant le jeu. Le collectif a fait merveille. Si la défense n’a pas fait preuve de son herméticité coutumière quarante minutes durant, elle a encore proposé de grosses séquences et l’équipe a toujours su réagir après avoir subi. Pointer ouvertement quelques imperfections après un tel scénario pourrait laisser transparaître une forme d’arrogance. La fête fut belle, enthousiasmante même, et c’est bien l’essentiel.
« Au printemps, au printemps… » R.I.P. Jacques Brel.
*Le Columérin du match : Théo GIRAL
Jean-Paul Pronzato





