La belle affaire
En proposant un rugby pétillant au cours d’un match attrayant pour s’imposer avec le bonus offensif 59 à 28 (31-14) face à une valeureuse équipe carcassonnaise, les Columérins ont rempli leur contrat vendredi soir. Il ne reste que trois journées de saison régulière et une qualification directe en demi-finale leur tend les bras. Ils totalisent 86 points — leur record était de 83, établi lors du précédent exercice—, sept de plus que les Provençaux, leurs poursuivants immédiats. Derrière, les Valentino-Romanais sont repoussés à dix longueurs. Ces Drômois n’en ont plus que deux d’avance sur les Brivistes et quatre sur les Oyonnaxiens. Que les Agenais (7e) nous pardonnent, mais nous pensons que les membres du « top 6 » final sont connus. Derrière les intouchables Vannetais, les hommes de la Colombe sont, depuis vendredi, officiellement assurés d’en faire partie. Ils ne s’en contenteront pas, évidemment… En attendant, les effluves printaniers nous sont très agréables.
Que retenir d’autre de cette douce soirée ? D’abord l’euphorie offensive des Columérins auteurs de huit essais avec des doublés pour Caleb Timu, Jules Danglot, Anzelo Tuitavuki et des réalisations de Vincent Pinto (une offrande de Rodrigo Marta) et Raymond Nu’u. Après une entame flamboyante —31 à 0 au bout de vingt-deux minutes et une symphonie dirigée par Jules Danglot—, ils se sont cependant relâchés jusqu’au début du deuxième acte, tout en se montrant capables de réagir aux moments opportuns. Toutefois, quatre essais encaissés, c’est beaucoup pour la meilleure défense de Pro D2 face à la plus mauvaise attaque. Et des scories en touche auraient pu avoir des conséquences plus fâcheuses. Bon, mais la victoire est belle, très belle même. Le score final et le plaisir pris à suivre la rencontre en attestent. Nous avons déjà eu l’occasion de citer Alfred de Musset : « Il y a toujours de la place pour la critique puisque la perfection n’existe pas. » De toute façon, la saint Parfait, c’était le lendemain.
Le point noir de la soirée restera les sorties sur blessure de Rodrigo Marta, Anzelo Tuitavuki et, surtout, le malheureux Elies El Ansari qui a laissé une clavicule sur la pelouse alors qu’il retrouvait à peine la compétition. De plus, Federico Lavanini, blessé lors de l’échauffement, n’a pu être aligné et son équipe s’est retrouvée avec seulement quatre avants sur le banc, une situation obligeant Robin Bellemand à finir le match en deuxième ligne.
Vendredi prochain, nos Columérins tenteront d’effectuer un pas de plus vers la demi-finale à Aguilera où les Biarrots se battront pour fuir la place de barragiste.
*Le Columérin du match : Jules DANGLOT
Jean-Paul Pronzato





