Jour mauvais
S’il fallait retenir une belle image de cette triste soirée dacquoise, ce serait celle de Pablo Dimcheff et Ratu Nacika revenant bras dessus, bras dessous sur la pelouse après avoir écopé d’un carton jaune pour échange d’amabilités. Car pour le reste… Les Columérins, à des lieues de leur meilleur rugby, certes avec une formation remodelée, sont passés à côté de leur sujet et ils ont logiquement été battus, 13 à 8 (8-5). Ils ramènent tout de même un bonus défensif, un point qu’ils doivent certainement à leur défense, sans cesse sollicitée. Elle a multiplié les efforts pour endiguer les assauts d’entreprenants landais récompensés par deux essais d’avants signés Iban Hirriart-Urruty et Sam Wasley.
Si les Dacquois craignaient les Columérins avant le coup d’envoi, ils purent rapidement se rendre compte qu’ils n’avaient pas affaire à une équipe à la hauteur de sa réputation. Et ce malgré l’essai inscrit au bout d’une minute par Rodrigo Marta. Car, par la suite, ces Columérins, incapables de mettre la main sur le ballon, passèrent la mi-temps à défendre sans produire une once de jeu. Sous pression, ils furent vite rattrapés par l’indiscipline avec un carton orange infligé au milieu de ce premier acte à Thomas Larrieu coupable d’une charge dangereuse sur Charlie Matthews. Au total, ils passeront une demi-heure en infériorité numérique.
En seconde mi-temps, les Haut-Garonnais sortirent un peu de leur coquille, mais ils gâchèrent leurs possibilités d’approcher l’en-but en raison d’imprécisions à l’image de ces lancers perdus dans le camp adverse. Cabossés, chahutés en mêlée, ils auraient pu rentrer bredouilles si Romuald Séguy n’avait pas fait preuve d’inefficacité dans ses tentatives au but. Les hommes de Florian Nicot et Aurélien Beco eurent toutefois le mérite de s’accrocher pour obtenir leur point de bonus à trois minutes de la sirène (pénalité de Théo Giral) et le conserver au prix d’un ultime effort défensif.
Cet échec n’est pas sans conséquence au classement. Colomiers (43 points) glisse à la quatrième place derrière Vannes (54), Valence-Romans (47) et Provence (45). Oyonnax (5e) se rapproche à quatre longueurs et le premier non-qualifiable, Agen, en compte toujours neuf de retard.
Un épisode négatif, cela arrive. Il s’agit d’en tirer les enseignements pour repartir du bon pied. Nos Columérins en auront l’occasion vendredi prochain lors de la quinzième et dernière journée de la phase aller de Pro D2. Ils accueilleront des Valentino-Romanais qui marchent sur l’eau actuellement et restent sur cinq succès. Un match pour le podium. Tout le monde espère que le Père Noël viendra déposer un joli cadeau au pied du sapin de la Colombe. Qu’il ne sorte pas une excuse du genre : « Je ne peux pas, j’ai grand froid. »
*Le Columérin du match : Jean THOMAS
Jean-Paul Pronzato





