Refroidissement
Après avoir signé deux victoires lors des deux premières journées, Colomiers a perdu vendredi soir à Oyonnax, 30 à 21, en menant à la mi-temps 21 à 14. L’entame des Columérins fut délicate (0-14 en moins d’un quart d’heure), mais suivie d’une réaction ponctuée par trois essais (Rayan Houari, Anzelo Tuitavuki, Eliott Maurel) inscrits en quatorze minutes, de quoi leur donner confiance et espoir. Les Haut-Garonnais déploraient toutefois les blessures d’Enzo Salles, Alberto Carmona qui l’avait remplacé et Théo Giral. Avec un banc 6-2, le staff dut remodeler rapidement ses lignes arrières après avoir opéré douze changements dans le XV qui avait débuté les deux premières rencontres.
En première mi-temps, lorsque les jeunes Columérins étaient parvenus à tenir le ballon, ils avaient déployé de beaux mouvements avec très souvent Raymond Nu’u au cœur de l’action et leur avance à la pause n’avait rien d’usurpé malgré, déjà, des difficultés en mêlée et sur les réceptions aériennes ajoutées à un jeu au pied parfois hasardeux. Mais, à la reprise, ils subirent sans cesse la pression des « Oyomen », percutants mais sans génie. Poussés à l’erreur, indisciplinés (11 pénalités ; 4 auparavant), accumulant les pertes de balle, ils finirent par craquer en concédant au bout d’un quart d’heure un troisième essai qui allait relancer leurs hôtes.
Les gars de la Colombe ont fait mentir le dicton «jamais deux sans trois ». Les Oyonnaxiens qui, eux, avaient perdu à deux reprises sur le fil, aussi. Ce dicton trouverait son origine à la fin du Moyen Âge où il se disait, paraît-il, qu’un acte devait être entrepris trois fois pour être réussi.
Colomiers (9 points) abandonne son fauteuil de leader de Pro D2 à Brive (11 points ; seule équipe invaincue) et « tombe » à la quatrième place, sur la même ligne que Nevers et Grenoble, derrière Aurillac, son prochain adversaire, vendredi, à Michel-Bendichou, et Agen (10). Même si la défaite refroidit les esprits, neuf points après trois journées en s’étant déplacé deux fois, le bilan est bon. Mais il est indispensable de reprendre la marche en avant face aux Aurillacois, qui ont cartonné à deux reprises à domicile, en pensant à cette phrase de François Gervais, essayiste et physicien : « Celui qui se relève est toujours plus fort que celui qui n’est jamais tombé. »
*Le Columérin du match : Thomas ADELAÏDE
Jean-Paul Pronzato
Crédit photo : Vincent Chabrier





