On reviendra à Bendichou
Irons-nous tous au paradis ? Michel Polnareff le chante depuis plus de cinquante ans. Pour nous une chose est sûre : nous reviendrons cette saison à Michel-Bendichou, notre jardin d’Eden rugbystique. Vainqueur de Nice 46 à 19, bonus offensif en prime, vendredi soir, Colomiers y a validé son billet pour un barrage à domicile deux semaines plus tard. Reste à connaître son adversaire.
Colomiers, troisième avec 86 points, en possède toujours quatre d’avance sur Provence, son suivant immédiat. Soyaux-Angoulême (80) et Montauban (77) sont les autres équipes qualifiées et elles se déplaceront donc lors des barrages. Vendredi prochain, l’ultime journée de la saison régulière de Pro D2 bouleversera-t-elle l’ordre établi ? Colomiers ira à Biarritz ; Provence à Oyonnax ; Soyaux-Angoulême à Valence-Romans ; Montauban à Aurillac. Faites vos jeux. Des retrouvailles avec les Montalbanais constituent une hypothèse très plausible.
Revenons à notre match face aux Niçois. Nous les savions décomplexés et joueurs. Ils ont justifié leur réputation et nos Columérins ont dû patienter avant de voir sortir la fumée blanche. Leur première mi-temps fut brouillonne malgré quelques éclairs et ils étaient menés au repos (12-14). Au cours du deuxième acte, ils haussèrent le ton en défense et le rythme pour déstabiliser des Azuréens emportés par leur talent offensif. Au final, sept essais, inscrits par Anzelo Tuitavuki, auteur d’un triplé, Caleb Timu, Ray Nu’u, Valentin Saurs et Anthony Coletta ont garni leur besace contre trois encaissés, œuvres de Pierre Stroppoli, Nathan Courtade et Paul Auradou : l’addition est salée pour un sixième succès consécutif des hommes de la Colombe.
Leur mission paraissait impossible au cœur de l’automne. Un parcours de leader sur la phase retour (11V ; 3D) l’a rendue possible. « Quand la mission paraît impossible, l’émotion est immense si on l’accomplit. » Ces mots, Julien Sarraute les avait prononcés au mois de janvier 2019. Il venait d’être promu aux commandes de l’équipe alors en fâcheuse posture dans les bas-fonds du classement avec le spectre de la relégation au-dessus de la tête. Décidément, impossible n’est pas columérin.
Nous ne saurons conclure cette chronique sans une pensée pour Josaia Raisuqe, tragiquement disparu jeudi sur une route tarnaise, et tous ses proches. R.I.P. Josaia.
*Le Columérin du match : Anzelo TUITAVUKI
Jean-Paul Pronzato





