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RETOUR SUR LE MATCH AVEC BERNARD GOUTTA ET GEROME CHOLLEY Mercredi 30 Octobre 2013
Bernard Goutta et Gérôme Cholley reviennent sur la défaite de dimanche face à Tarbes (20-15).

     

Bernard, Gérôme, quelle analyse faites-vous du match face à Tarbes ?

 

Bernard Goutta : Fidèles à notre philosophie de management, on avait effectué quelques changements pour cette rencontre, comme c'est le cas depuis le début de l’année.

On s’aperçoit qu’en début de match on tient bien le ballon. Mais on retombe dans nos lacunes et on n’arrive pas à concrétiser nos temps forts. Et ce n’est pas la première fois. Il faut améliorer l’application et la finition.

 

Gérôme Cholley : Lors des 20 premières minutes on est dans leur camp mais on n’arrive pas à concrétiser et à scorer. Eux viennent deux fois chez nous et ils scorent deux fois. L’essai encaissé fait suite à un ballon perdu de notre part dans leurs 22 mètres. Et une fois qu’on est mené on va courir derrière le score durant toute la rencontre. On a manqué de pénétration, et on n’a pas assez joué dans la défense. 

 

 

Bernard, tu as dit que c’était le plus mauvais match depuis que tu es arrivé à Colomiers, es-tu toujours de cet avis ?

 

B.G : Dans son contenu oui. Je m’explique. Cela ne nous était jamais arrivé d’encaisser un essai comme celui à Tarbes. C’est nous qui sommes proches de marquer, on perd le ballon et on prend un essai de 80 mètres. Puis quand tu rentres plusieurs fois dans les 22 mètres adverses, il te faut absolument scorer. Il nous manque de l’organisation, de la patience. 

Il y a tout de même des points positifs à retenir de cette rencontre ?

 

B.G : Le point positif est d’être resté collé à la marque. On aurait même pu faire basculer le match en notre faveur. Dès qu’on mettait de la vitesse dans la ligne d’attaque on était dangereux.   

 

G.C : On a jamais rien lâché et on a réussi à empocher le point de bonus défensif. Cela démontre le très bon état d’esprit qui règne dans ce groupe.  

 

Comment expliquez-vous les failles aperçues dans la défense dimanche ?

 

B.G : On n’a pas répondu présent dans les duels défensifs. Cela fait plusieurs rencontres que l’on plaque trop haut. Il faut sensibiliser les joueurs sur le plaquage aux jambes, afin de faire tomber le plus rapidement possible les joueurs adverses. Par moment on a manqué de repères vu les nombreux changements effectué, mais pour moi cela n’explique rien du tout.

 

G.C : C’est une succession d’erreurs. Quand on n’est pas efficace sur les premiers plaquages on joue en reculant et donc on subit. Il faut alors un gros plaquage pour inverser la tendance et se remettre dans le sens de la marche.  

 

Cette rencontre doit tout de même vous laisser des regrets….

 

B.G : Tarbes était une équipe fébrile, par rapport à son début de saison. Les Tarbais se sont rassurés sur des choses simples. Et nous avons été défaillants dans les attitudes lors de nos temps faibles.

 

G.C : Bien sûr, il y avait la place pour l’emporter. On les remet nous même dans le match. On n’a pas su concrétiser nos tems forts en début de match pour les mettre à mal. Maintenant il faudra se rattraper face à Auch.

 

Depuis le début de l’année, vous écopez de beaucoup de cartons…

 

B.G : Il y a des cartons qui sont sortis sévèrement, mais d’autres y sont complétement. Mais ces cartons viennent de fautes techniques, pas de mauvais gestes. On est sanctionné durant nos temps faibles, ou on manque de lucidité, notamment dans la zone de plaqueur plaqué. C’est pourquoi on fait appel en ce moment à des arbitres du club à nos entraînements.

 

G.C : Les cartons ils y sont. Il va falloir très vite se discipliner afin de se rendre le match plus facile. Ce n’est jamais évident de passer 20 minutes en infériorité numérique.

 

Bernard, avec deux défaites d’affilées, n’as-tu pas peur que la dynamique se soit altérée ?

 

B.G : Non car ce sont tout de même des défaites positives, ou l’on prend quand même un point. On fait une très bonne prestation face à Lyon. On échoue à peu et on se dit qu’on n’est pas loin de la vérité. Maintenant il faut effectuer un travail quotidien pour franchir un palier et arriver à gagner les rencontres qui se jouent sur des détails.  

 

En ce qui concerne le match de samedi, que crains-tu de cette équipe gersoise ?

 

B.G : C’est nous que je crains. L’ennemi principal de Colomiers Rugby, c’est Colomiers Rugby. On a gagné à Mont-de-Marsan, perdu à la maison contre Lyon donc on a grillé notre joker. Maintenant à nous de rectifier le tir et de prendre tous les points possibles à domicile. Il faut franchir un palier pour ne pas avoir de regrets à la fin de la saison.



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