INTERVIEW : ALEXIS PALISSON



Vendredi 12 Février 2021

Alexis Palisson est arrivé à Colomiers Rugby cet été, pour une première expérience dans sa carrière en ProD2. Passé par le CA Brive, le RC Toulon, le Stade Toulousain, le LOU Rugby ou encore le Stade Français, l'ailier de 33 ans apporte toute son expérience au groupe aujourd'hui. International à 21 reprises et vice-champion du monde avec le XV de France, il nourrit toujours de grandes ambitions tout en mettant l'équipe avant sa personne. Il revient sur sa transmission avec les jeunes, et évoque notamment le déplacement à Rouen ce vendredi. 


D'abord, est-ce que tu peux nous donner de tes nouvelles après ta sortie sur commotion contre Vannes, lors de la 15ème journée ? 

Tout va bien ! Tous les K-O ne se ressemblent pas. Je pense que c'était le quatrième plus gros de ma carrière. Tant que j'avais des symptômes, je ne voulais pas prendre de risques en reprenant trop vite. J'ai l'épée de Damoclès au-dessus de ma tête. À la prochaine commotion, je vais devoir m'arrêter trois mois. Il vaut mieux griller une semaine de plus pour être bien, et être plus « renforcé » pour la suite. En espérant à présent, que cela n'arrive plus. 

Comment juges-tu ton début de saison personnellement ? 

Je pense que ce n'est pas à moi de parler de mes performances. Aujourd'hui je me sens bien, et j'ai de très bonnes sensations. Je me régale sur le terrain, je me régale dans le groupe, je me régale dans la vie de tous les jours. Tous les voyants sont au vert !

En arrivant, tu as évoqué vouloir transmettre aux jeunes. Comment ça se passe justement au sein de la Colombe ? 

J'ai l'impression qu'ils me tendent l'oreille, donc c'est toujours appréciable quand il y a cet échange, et dans les deux sens. Je veux vraiment transmettre. Dans ce club, nous avons des mecs qui ont envie d'apprendre et de travailler. C'est super. 

Tu as connu de nombreux clubs. Comment voies-tu justement ce groupe ? 

C'est une équipe qui a l’expérience des années passées. La saison dernière, ils sont premiers, mais l'année précédente, ils se sauvent au dernier match. C'est un groupe qui a surtout un gros caractère. Nous l'avons vu encore jeudi dernier, malgré les trois cartons, nous ne sommes pas loin d'aller chercher le bonus défensif, voire même de marquer avec Peni en bout d'aile. 

J'ai même l'impression que l'on gâche du talent parfois. Nous pourrions faire beaucoup mieux, mais on se rate sur des petits détails. Au lieu de gagner des rencontres facilement, on gagne ou on perd de peu. C'est dommage . 

Quelles sont tes ambitions en venant à Colomiers Rugby ? 

Prendre du plaisir, être avec une bande de copains bien évidemment. Mais c'est surtout de se qualifier. À 33 ans, on est quand même plus proche de la fin. Il ne me reste pas beaucoup d'années. J'ai envie qu'elles aient une saveur particulière. C'est en allant chercher de belles choses en fin de saison. C'est comme ça qu'on se crée des souvenirs ensemble. C'est par des moments inoubliables qu'on forge un groupe. 

Un moyen d'apporter plus de motivation sur ta fin de carrière ? 

Je n'aime pas parler de ma personne, le rugby est un sport collectif. J'ai envie que l'on vive tout ça ensemble. Je prendrais du plaisir sur le terrain en voyant mes coéquipiers en prendre également. Je veux vivre quelque chose en équipe. 

Ce vendredi, il y a ce déplacement à Rouen. Comment est-il abordé ? 

Ils nous ont posé beaucoup de difficultés à la maison. Ils ont failli faire le match parfait. C'est une super équipe avec un jeu souvent au large. Elle produit de belles choses. C'est un gros déplacement avec beaucoup d'heures de bus. Nous voulons faire une grosse rencontre et casser cette dynamique négative. On veut repartir de l'avant.

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