LA CHRONIQUE DE JPP #5



Mardi 06 Octobre 2020

DANS LES TEMPS.

Colomiers a bouclé contre Mont-de-Marsan un premier bloc réduit à trois matchs, la réception de Rouen (2e journée) ayant été reportée pour cause de Covid. Evidemment.

Huit points, deux victoires dont une à l’extérieur – il a fallu se les peler, dit-on en jargonnant -, le bilan comptable est bon. Certes, il ne place Colomiers qu’en milieu de tableau (9e), mais, un match en moins cela fausse les données.

« Nous ne sommes plus premiers », ironise Julien Sarraute, l’entraîneur principal, qui ajoute : « Il y avait beaucoup trop d’attente par rapport à la saison dernière ». Nous n’en sommes qu’au début de la présente et son équipe est perfectible. « Sur le contenu, il y a beaucoup à redire. Nous devons produire un rugby efficace pour gagner des matchs », insiste le technicien.

Si un coach recherche toujours la perfection qui n’existe sans doute pas, ce qui laisse de la place pour la critique, ce premier bloc reste porteur d’espoirs. Les Columérins n’ont pas – encore – atteint des sommets au niveau du jeu, mais l’état d’esprit est toujours là. Quand un cataclysme détruit le bel édifice que vous avez méthodiquement bâti, sa reconstruction ne peut s’effectuer d’un coup de baguette magique. « Les meilleures choses ont besoin de patience », dixit Jean Anglade, un écrivain auvergnat. Presque une évidence.

Après les inquiétudes nées d’une première mi-temps calamiteuse à Valence, la Colombe a repris son envol dans les domaines de l’envie, de la bravoure, de l’humilité aussi. Le reste suivra, n’en doutons pas.

Mais un alignement de toutes les planètes sera indispensable dans une Pro D2 qui paraît plus équilibrée que jamais. Les formations supposées petites ont montré les dents et même mordu férocement. De quoi rappeler que la vérité sort du terrain, pas du papier. Bien malin qui peut prédire lesquelles seront en danger dans les semaines à venir. Dans le haut du tableau, Oyonnax a pris les commandes et possède les moyens de continuer à jouer les tout premiers rôles. Derrière,  les prétendants sont légion. Colomiers en fait partie même si, pour l’heure, une place dans le « top 6 » semble un objectif des plus raisonnables.

Les hommes de la Colombe vont cependant être amenés à se montrer très costauds pour avaler le marathon de onze matchs – celui contre Rouen a été reprogrammé entre deux blocs de cinq – sans repos d’ici la trêve des confiseurs. Ça commence dès vendredi à Aix-en-Provence. Mais ce marathon pour rugbymen ne sera-t-il pas interrompu par cette saloperie de Covid ? Nous pouvons le craindre. Et tout cela pourrait déboucher sur un nouvel imbroglio.

Bon, nous n’en sommes pas là. Alors espérons. L’espoir ne fait-il pas vivre ?

Avant de conclure cette chronique, nous avons choisi le Columérin du premier bloc. Il s’agit de Johan Deysel. Le trois-quarts centre namibien a mis son équipe dans l’avancée et il s’est avéré redoutable défenseur.

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