LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 30



Mardi 12 Mai 2020

C'EST BEAU LA VIE.
 
Lors de notre dernière chronique, datant d’avant-guerre, nous évoquions Jean Ferrat chantant « Ma France ». Aujourd’hui, nous pourrions entendre sa voix s’élever au-dessus du village ardéchois où il repose pour l’éternité :
 
« Que c’est beau, c’est beau la vie…
Tout ce que j’ai failli perdre
Tout ce qui m’est redonné… »

Avec une très forte pensée pour ceux qui l’ont perdue. Des personnes resteront marquées de cicatrices qu’il sera difficile d’effacer. D’autres livrent encore un combat pour le maintien en vie. À des années-lumière de celui mené pour ne pas descendre dans une division inférieure.

Et que dire, alors que des appels à la solidarité sont lancés, d’une société où l’activité délatrice et menaçante de funestes corbeaux s’est déployée. Drôle de société. De quoi rappeler des  heures sombres aux plus anciens.

De l’autre côté de l’Atlantique, dans les plus hautes sphères du pays qui se veut le plus puissant du monde, le pays du mec Donald, on ferait mieux d’enclencher le cerveau, si toutefois il est en état de marche, avant d’ouvrir la bouche. Drôle de monde. Nous nous égarons. Enfin…

La saison de rugby ne reprendra pas. Colomiers était en train d’écrire sa plus belle histoire en Pro D2. Au fil des  journées, elle devenait de plus en plus belle et peuplait ensuite nos nuits des rêves les plus fous. Nous n’en connaîtrons pas la fin. Celle des saisons de certaines séries télévisées nous laisse souvent sur notre faim tout en augurant une suite que nous attendrons alors avec impatience.

Le travail accompli et le spectacle offert par les Columérins ne seront pas récompensés. Leur première place, après vingt-trois épisodes, devant Perpignan, Grenoble et Oyonnax, les trois ténors  au  niveau desquels ils s’étaient hissés, restera purement honorifique. Comme un titre en chocolat. Mais, même en chocolat, un titre dans le cœur des partisans de la Colombe qui seront sans doute les seuls à le considérer comme tel. Un violent orage a abîmé les cerises dont le temps approchait. Plus question d’en poser une sur le gâteau.

Ce gâteau, il faut cependant l’apprécier, le déguster et espérer que Colomiers en confectionnera un tout aussi savoureux la saison prochaine afin de le croquer à pleines dents. Certes, nous ne sommes pas tirés d’affaire. Ce maudit virus ne semble pas rassasié. Préparons tout de même nos assiettes à  dessert. Et rendez-vous en septembre. Pour une renaissance. Il faut y croire.

Que c’est beau la vie !

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