La CHRONIQUE DE JPP - ACTE 21



Mardi 21 Janvier 2020

À PLEINES DENTS.

Une victoire bonifiée, la quatrième de la saison, une ligne défensive inviolée pour la deuxième fois après le match aller contre Rouen (22-0 le 4 octobre), Colomiers a poursuivi vendredi sa marche en avant en dominant Béziers (25-0) à l’occasion de la dix-septième journée de Pro D2. Voilà nos Columérins sur le podium (3e ; 55 points ; à 3 points du leader perpignanais) avec treize longueurs d’avance sur le septième et premier non-qualifiable, Nevers.

Certes, tout ne fut pas parfait face à des Biterrois qui n’avaient pas grand-chose à proposer en dehors d’une agressivité déplacée. En effet, avec vingt et un ballons perdus et dix-sept pénalités concédées en ajoutant deux cartons jaunes, dont un pour Aurélien Beco (son 3e) qui sera automatiquement suspendu pour la venue de Vannes vendredi prochain, la prestation ne peut être qualifiée d’aboutie. Les Columérins ont péché dans la bataille au sol où ils ont trop souvent été sanctionnés. Du grain à moudre pour les entraîneurs. Heureusement, la défense, socle du succès, a justifié son rang.

L’essentiel, ce sont les cinq points tombés dans l’escarcelle. Nous pouvons cependant évoquer une nouvelle victoire « à la Pyrrhus » après celle de Rouen une semaine auparavant avec les sérieuses blessures de Johan Deysel, Fabien Perrin et Hugo Pirlet. Cette fois, c’est Romain Bézian, victime d’un geste… bestial de la part d’un Héraultais, qui a dû quitter ses coéquipiers peu avant la mi-temps pour se faire recoudre l’oreille gauche (neuf points de suture) alors qu’il était en train de livrer, une fois de plus, un énorme combat. Mais Colomiers, c’est avant tout un groupe qui fleure bon la solidarité. Le jeune Bastien Vergnes a pris le relais en se jetant à corps perdu dans la bataille.

Après le feu d’artifice qui a suivi les débats, les joueurs ont pu célébrer en chantant sur la pelouse leur douzième succès de l’exercice 2019-2020, le sixième consécutif.

« L’appétit vient en mangeant », a écrit François Rabelais (Gargantua). La maxime peut s’appliquer aux hommes de la Colombe. Loin d’être rassasiés, ils mordent à peine dents dans la compétition. Ils avalent les mets et espèrent avoir encore de la place dans leurs estomacs gloutons pour le dessert printanier sur lequel ils lorgnent, sans le crier haut et fort. « La prudence est la mère du succès », dit un proverbe oriental. Avant de pouvoir le déguster, il leur reste treize plats à engloutir et ils devront bien  se tenir à table. Certains pourraient s’avérer coriaces sous la dent. À commencer par celui servi lors de la venue des Vannetais (6e à 11 points), des durs à cuire, les derniers à les avoir battus (13-29 le 15 novembre). Le décor de l’un des sommets de la phase retour est planté.

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