LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 15



Lundi 02 Décembre 2019

L'ÉTÉ INDIEN

L’été indien. Au Canada, on l’appelle aussi l’été des Indiens, lorsque la belle saison revient pour quelque temps, donnant de magnifiques teintes à la forêt. « L’été indien », ce fut l’un des plus grands tubes de Joe Dassin, même si les bandas lui préfèrent (question de tempo) un autre de ses titres, « Les yeux d’Emilie ». On ne saura jamais s’ils étaient plus beaux que ceux de Marie Laforêt.

Le rugby columérin semble bel et bien vivre un été indien avec des prestations dont les couleurs font le bonheur de ses fidèles. Le groupe est enthousiaste, il évolue en confiance, et cela se ressent. Après trois blocs et douze journées, la Colombe est posée sur la quatrième branche de la Pro D2, sur l’arbre de la qualification. Sa valeur est en hausse à la bourse du XV. C’est remarquable pour un ensemble qui a tant souffert la saison dernière et dont Julien Sarraute, son entraîneur principal, dit qu’il est toujours en reconstruction. Il a sans doute raison, mais les fondations paraissent solides et le chantier progresse vite. Seul un cataclysme pourrait ébranler sérieusement l’édifice.

Bien évidemment, la retenue reste de mise avant le triptyque de décembre (déplacements à Nevers, ce vendredi, puis à Montauban ; réception de Biarritz) qui marquera la fin des matchs aller. Au risque de nous répéter, il ne faut pas s’enflammer. C’est le credo du staff et des cadres du vestiaire. Julien Sarraute n’a de cesse de prôner l’humilité, qui « sert à agir avec puissance ». C’est ce que disait le sage Chinois Lao Tseu il y a environ 2500 ans (cf notre chronique n°11 du 4 novembre). Mais l’ambition est tout de même à l’ordre du jour.

« Nous devons être capables de nous remettre en question pour ensuite aller chercher quelque chose de différent au niveau de l’objectif. Sinon, nous basculerons sur une gestion de saison dans le ventre mou », dixit le coach qui ajoute : « Nous devons faire en sorte de ne pas briser la dynamique et nous devons l’alimenter par un processus positif ».

Il reste à espérer que le Père Fouettard n’accompagnera pas saint Nicolas dans sa tournée en amenant son lot de blessures. Colomiers a déjà assez donné avec quatre joueurs (Chartier, Djehi, Weber et Saaidia par ordre d’entrée sur la scène des douleurs) dont la saison s’est achevée brutalement et deux autres (Browning et Coll) qui ne l’ont pas encore commencée.

Avant de conclure, comment ne pas choisir le troisième ligne Romain Bézian comme Columérin du troisième bloc. Le grand Catalan n’était pas de la défaite à Vannes, mais il a pris une part prépondérante aux succès à Béziers, face à Carcassonne puis Aurillac en livrant des combats majuscules.

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