LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 13



Mardi 19 Novembre 2019

COUP DE FRAIS.

Depuis l’accession des Vannetais en Pro D2, les Columérins leur ont rendu visite à quatre reprises pour autant de défaites, la dernière en date vendredi soir (13-29) pour le compte de la onzième journée. Avec une équipe remodelée : onze changements dans le XV de départ pour ce deuxième match en cinq jours. Pas « Fanny » - après une partie de  pétanque, ça ne fait pas vraiment plaisir de lui embrasser le postérieur - contrairement à  leurs deux précédentes visite à La Rabine (0-37 et 0-16) malgré une deuxième mi-temps sans point (ils menaient 13-10 au repos), les Columérins sont donc rentrés bredouilles pour la deuxième fois de l’exercice en cours après Perpignan (3e journée).

Il n’y a rien d’infamant à s’incliner sur la pelouse d’une équipe qui y est invaincue depuis une année. Cette saison, deux cadors de la compétition y ont mordu la poussière. Et si Oyonnax a ramené un bonus défensif, Grenoble, l’actuel leader, a cédé sur un score quasi identique (12-27)  à celui des Columérins qui pouvaient prétendre à au moins un point. Alors, pas de « Fanny », mais les boules…

Le verdict est sévère. Il ne reflète pas la physionomie de la rencontre, même si les Bretons n’ont rien volé. Les visiteurs ont livré un honorable combat. «Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu». La citation est de Bertolt Brecht. Ils ont perdu en se montrant, une fois encore,  indisciplinés. Sans concéder une cascade de pénalités (12), mais trois d’entre elles ont été accompagnées d’un carton jaune (un contre les locaux), tous justifiés. Trente minutes d’infériorité numérique, cela pardonne rarement. De plus, nos Columérins ont fait preuve d’imprécision :  des ballons perdus ont annihilé des actions bien amorcées ; une passe interceptée a définitivement fait basculer le match avec un essai en contre de 70 mètres, copie conforme de l’un des trois encaissés à Aix, au moment où ils refaisaient surface après avoir beaucoup subi au début de la seconde mi-temps lorsque la houle venue de l’Atlantique envoyait ses lames dans le golfe du Morbihan. Au lieu de replonger les Vannetais dans le doute, les Haut-Garonnais ont soufflé sur les « Breizh », ranimant le rugby des Bretons. Les Columérins ont tendu le bâton, à l’arbitre, et à leurs adversaires. Ils ont été punis.

Voilà pour les regrets. Mais il n’y a pas le feu au lac comme disent les Suisses. Cet échec ne jette pas un coup de froid. Un simple coup de frais. Colomiers est toujours cinquième avant d’accueillir, ce vendredi, Aurillac. Une victoire et le bloc serait réussi. Attention cependant à ne pas vendre trop hâtivement la peau de l’ours cantalien. Il est blessé (14e après sa défaite à domicile face à Mont-de-Marsan) et il faut toujours se méfier d’un  tel adversaire. Bon nombre de ceux qui se sont frottés aux Columérins lors de la phase retour de la saison dernière ne diront pas le contraire… Alors, pas de blague !

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