LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 10



Mardi 29 Octobre 2019

JEAN DE COLOMIERS.

En attendant, après un week-end de relâche, le début du troisième bloc de quatre matchs avec Béziers-Colomiers à l’affiche vendredi soir dans l’Hérault, revenons sur le parcours des Columérins au cours du deuxième. Ce bloc leur a rapporté 12 points qui s’ajoutent aux 9 engrangés auparavant. Avec 21 points au compteur, ils occupent la sixième place de la Pro D2 et présentent un bilan en équilibre : quatre victoires dont deux bonifiées ;  quatre défaites avec trois bonus défensifs. Cet équilibre reste cependant fragile en raison de la perte, face à Soyaux-Angoulême, du joker ramené de Grenoble. Lors de ce bloc, les Columérins n’ont jamais été bredouilles. D’ailleurs, depuis le début de la saison,  ils ne sont revenus la besace vide qu’à une seule de reprise, en rentrant de Perpignan.

Leur parcours recèle des promesses, surtout si on le compare avec celui de la saison dernière. À ce stade de la compétition, ils ne totalisaient que 14 points et ils durent attendre la douzième journée pour arriver à 21, leur score au terme des matchs aller trois étapes plus tard. Il ne faut évidemment pas s’endormir sur des lauriers qu’un coup de vent automnal pourrait faire s’envoler. Mais, tout de même, pour un groupe marqué par le traumatisme du précédent exercice qu’il évacue petit à petit (cela ne se fait pas d’un coup de baguette magique), le chemin semble bien tracé.

Car ce groupe a des qualités et il progresse. Nous l’avons déjà mentionné. Il doit néanmoins apprendre à canaliser ses ardeurs afin de quitter la première place, peu enviable celle-là, du classement des cartons : 14, devant Mont-de-Marsan, Soyaux-Angoulême et Oyonnax, 11. Une moyenne de 1,75 par match, c’est beaucoup…

Un autre chiffre nous interpelle : celui des affluences à domicile. Moins de 3000 spectateurs pour les réceptions de Rouen et Valence-Romans, c’est peu. Trop peu. Et l’ambiance, malgré les efforts  des irréductibles du kop enfin réunis, n’a rien  de folichon. Le « You’ll never walk alone » d’Anfield Road à Liverpool ne résonnera jamais dans les travées de  Michel-Bendichou, mais les joueurs mériteraient davantage de soutien, et pas uniquement quand ça se passe bien. C’est dans les moments difficiles qu’ils ont le plus besoin de leurs supporters. Monsieur de La Palice n’aurait pas dit le contraire.

Bon, enfin. Avant de conclure, nous avons choisi le Columérin du deuxième bloc : Jean Thomas. Le natif de Clermont-Ferrand a pris sa première licence à Colomiers à l’âge de 6 ans. À 25 ans, il est toujours là, le sourire en bandoulière, fidèle serviteur de la Colombe. Farouche combattant, efficace dans les airs, « Jeannot » s’éclate cette saison en deuxième ligne tout en restant opérationnel pour la troisième, où il était auparavant cantonné, quand le besoin s’en fait sentir. Il est devenu une pièce maîtresse de l’édifice (8 journées, 8 feuilles de match, 7 titularisations) après avoir longtemps joué les dépanneurs au gré des indisponibilités des uns et des autres, et connu les affres d’une saison blanche pour cause de blessure en 2017-2018.

Au fait, Jean Thomas était déjà notre Columérin du premier bloc. « Étonnant, non ? », aurait dit Pierre Desproges en concluant « La minute de monsieur Cyclopède ». Non, pas si étonnant. Sacré « Jeannot ».

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