LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 9



Mardi 22 Octobre 2019

CERISE D'AUTOMNE.

Vendredi soir, les Columérins ont bouclé le deuxième bloc de la saison de Pro D2 avec une victoire face à Valence-Romans (33-6). Avant de le déguster, ils ont pris soin de poser la cerise sur le gâteau, le point de bonus offensif, comme face à Rouen, l’autre promu, deux semaines auparavant. Nous ne sommes pas au temps des cerises, mais celle-ci, fut-elle sortie d’un bocal, a agrémenté le met d’une saveur agréable.

Il serait inopportun d’épiloguer sur la sixième place occupée par les Columérins après huit journées. Elle est anecdotique tant le chemin est encore long. Soulignons simplement que ce rang, ils le partagent avec les Biterrois, leurs prochains adversaires, dans l’Hérault, le 1er novembre. Il convient cependant de l’apprécier au terme d’un bloc à douze points, surtout si l’on se réfère à la saison dernière.

Même si les Valentino-Romanais sont venus, au début de chaque mi-temps, chatouiller la ligne bleue avant de se prendre dans les barbelés, le succès ne souffre aucune contestation. Les Columérins l’ont bâti avec envie et allégresse. Si la vitesse d’exécution a peut-être par moments fait défaut, provoquant quelques scories, il faut aussi savoir se garder de tout excès de générosité dans le jeu car elle est parfois mal récompensée. Demandez aux Japonais, pourtant si attrayants. C’est certainement dommage, mais c’est comme ça.

Donc, ce succès, savourons-le. Car si Colomiers a signé son meilleur score offensif face à la plus mauvaise défense, celle d’un adversaire occupant le fond de la classe, encore fallait-il calmer les ardeurs de cette équipe (en phase d’apprentissage, Valence-Romans pourrait à l’avenir causer quelques surprises) sans prêter attention au credo de ceux qui oublient de consulter la cervelle avant d’enclencher le discours. De match facile, il n’y en a point. Et la perfection n’existe peut-être pas, ce qui ouvre la porte à la  critique. « La désirer est la plus dangereuse des folies », écrivit Alfred de Musset au XIXe siècle. Cependant, si on peut s’en approcher, il ne faut pas hésiter.

Face aux Drômois, les hommes de Julien Sarraute et Fabien Berneau ont ajouté à leur savoir-faire rugbystique un comportement de bon aloi sans tomber dans la contestation des décisions arbitrales. En face, le dénommé Peter Saili, au demeurant un très bon joueur passé par Bordeaux et Pau, aurait très bien pu ne pas finir le match. Son premier mauvais geste lui a valu un jaune. Son second, encore plus vilain nous a-t-il semblé, une simple pénalité. Tout « pro » qui se respecte  doit garder son sang-froid en pareil cas afin d’éviter que la deuxième lame, les cartons, ne lui coupe les jambes. 

Vendredi, les Columérins ont aussi su éviter ce piège-là.

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