LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 8



Lundi 14 Octobre 2019

Un point c’est tout.

Le dénommé Hagibus, entré dans le club des plus terribles typhons qui balaient souvent le Japon à cette époque de l’année, a permis, lors du dernier week-end, à nos compétitions domestiques de retrouver davantage d’éclat, un staphylocoque ayant finalement provoqué moins de remous. Il reste maintenant à espérer que la prochaine Coupe du monde, programmée dans l’Hexagone, ne sera pas décalée au mois de janvier avec des matchs à Courchevel ou à Font-Romeu. En attendant, certains membres éminents de « World Rugby » auraient pu avaler une cuillère de « Sirop Typhon », panacée aux vertus curatives étonnantes chanté par Richard Anthony dans les années « 70 ». La compétition n’aurait peut-être pas vu son allant freiné par des cuillères tempétueuses.

Bon, cessons de persifler. Revenons à la septième journée de Pro D2 et à la courte défaite (23-24) de Colomiers à Aix-en-Provence. Avec le retour de l’indiscipline et des cartons jaunes qui l’accompagnent (trois, aucun contre les locaux) et trente minutes ainsi passées en infériorité numérique, la tâche des Columérins s’est compliquée. Et comme face à Soyaux-Angoulême, le 13 septembre, ils n’ont pas su tenir un match qu’ils avaient en main (+9 à 10 minutes de la fin) avec un XV de départ remodelé (9 changements) et ils se sont exposés.

« Les gars sont généreux, enthousiastes, volontaires, mais ça ne suffit pas », regrette Julien Sarraute. Un essai, transformé, accompagné d’une pénalité au milieu du terrain après un  geste répréhensible de Paul Pimienta dans l’en-but sur ledit essai, et le tour était joué en faveur des Aixois. Le règlement, c’est le règlement. Même s’il n’est pas toujours appliqué de la même façon. « Nous sommes les seuls à encaisser des essais à dix points », peste l’entraîneur principal. Comble d’infortune, Jules Soulan a manqué à la sirène la pénalité, pourtant dans ses cordes, de la « gagne ». Inutile de l’accabler, cela est arrivé à tous les buteurs, si grands soient-ils. Sir Jonny Wilkinson « himself » a connu (très rarement) pareille mésaventure.

Nos Columérins  avaient donc les moyens de ramener quatre points, ils se contentent d’un. Et d’aucuns d’évoquer celui marquant la différence au tableau d’affichage au terme des débats. Un « petit » point. Pourquoi cette assertion ? Pour tenter d’atténuer les effets du résultat ? Un point, dans ce cas unité de compte dans la compétition, n’est ni petit, ni gros. C’est un point, au « planchot » comme au classement, et le fait de le qualifier ainsi ne modifie en rien sa valeur.

Avant le quatrième et dernier match du deuxième bloc avec la réception, ce vendredi (20 heures), du promu Valence-Romans toujours en quête d’un premier succès, Julien Sarraute et Fabien Berneau ne manquent pas de grain à moudre. Attention au match piège. Pour ne pas se retrouver mal en point au classement. Point final.

Nos partenaires