LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 7



Mardi 08 Octobre 2019

Le plein à mi-temps.

Ce vendredi 4 octobre nous a offert une soirée de premières à Michel-Bendichou : Colomiers et Rouen ne s’étaient en effet jamais rencontrés ; les Haut-Garonnais ont obtenu, lors de ce sixième round de Pro D2, leur premier bonus offensif de la saison ; et ils n’ont pas concédé le moindre point, ni le moindre carton, eux qui tournaient à une moyenne de 2,2 par match.

En s’appuyant sur une défense hermétique (quand elle va, le reste peut suivre) illustrée, entre autres, par la performance des centres Maurino et Pimienta, chiens de garde acharnés, les Columérins ont bâti un succès qui ne souffre aucune contestation. Leur première mi-temps fut enthousiasmante avec du rythme, du jeu et trois essais de belle facture pour un score de 22 à 0 au repos. Ce festival suscita des propos flatteurs du manager des Normands, Richard Hill, un ancien demi de mêlée du XV de la rose, déclarant que Colomiers était la meilleure équipe affrontée depuis le début de la saison. Rouen s’est notamment déplacé à Angoulême et a reçu Perpignan.

Ces quarante premières minutes ont prouvé que les Columérins ont du talent. Mais le score n’a plus bougé. La faute au retour d’un manque de précision (trop d’occasions gâchées d’alourdir la note !) avec une conquête soudainement en difficulté. Façon « Bleus » au Japon un dimanche d’automne. Oh ! Ce n’est pas sympa du tout ce genre de comparaison. Promis, nous ne recommencerons pas… Les Namibiens de Johan Deysel pourraient mal le prendre.

Heureusement, il y avait toujours la défense pour préserver l’essentiel. « Élémentaire mon cher Watson », aurait pu dire le héros de Sir Arthur Conan-Doyle, Sherlock Holmes, dont les enquêtes se situaient à la fin du XIXe siècle, époque où le rugby commençait à se développer outre-Manche.

Dommage, cette seconde période. Car les hommes du duo Sarraute-Berneau ont cette fois fait preuve de discipline : seulement trois pénalités à leur encontre avant la pause et après la 35e minute, sept ensuite dont quatre sur mêlée.

Il reste du pain sur la planche. Élémentaire…

Nous aurions bien sûr préféré une prestation aboutie quatre-vingts minutes durant, mais, l’essentiel, ce sont tout de même les cinq points engrangés. De quoi offrir une bonne dose de confiance à l’ensemble, tout en évitant de verser dans une certaine euphorie avant le déplacement à Aix-en-Provence vendredi prochain. D’autant plus que les blessures qui affectent le groupe provoquent un casse-tête au niveau de la première ligne où il est très difficile d’improviser : Costa Repetto, Pirlet, Djehi et maintenant Saaidia sont « out ». Il ne reste que Barlot comme talonneur de métier. Et Dubois se plaint d’un coude.

Avant de conclure, retenons de la soirée columérine deux images frappées du sceau de l’émotion : tout d’abord le geste de Martin Chiappesoni, doigt pointé vers le ciel après son essai, sans doute pour le dédier à son beau-frère tragiquement disparu il y a quelques jours ; puis le message de soutien affiché par les supporters locaux à l’attention des Rouennais impactés par les conséquences de l’incendie de l’usine Lubrizol.

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