LA CHRONIQUE DE JPP - ACTE 3



Mardi 10 Septembre 2019

FAUT PAS GÂCHER !

Il fallait bien que cela arrivât. Colomiers, comme toutes les autres équipes d’ailleurs, n’est pas invincible. Restait à en accepter l’idée. Même si le succès obtenu à Grenoble lors de la journée inaugurale, confirmé contre Mont-de-Marsan, pouvait laisser penser que le coup était jouable chez un autre cador de la Pro D2, Perpignan, peut-être en proie au doute après son accroc à Aix-en-Provence. Il l’était effectivement. Même avec une équipe remodelée : dix changements dans le XV de départ par rapport au match face aux Landais. Pour six joueurs, remplaçants compris, il s’agissait d’une première feuille. Avec une autre rencontre cinq jours plus tard, il était évidemment nécessaire de gérer l’effectif.

L’entame a entretenu l’espoir. Les Catalans avaient, à ce moment-là, la tête dans le seau face à des Columérins entreprenants. Las ! le temps des cadeaux est arrivé, au cœur de la première mi-temps. L’indiscipline (16 pénalités concédées au total, 3 cartons jaunes dont 2 de manière quasi-simultanée) et des ballons rendus (16) ont permis aux Perpignanais de chasser le doute plus efficacement que la Tramontane et de se nourrir, dans un match sans éclat, des erreurs adverses. Les Columérins leur ont tendu le bâton, ainsi qu’à l’arbitre. Ils ne se sont pas privés de taper. Ainsi le match a-t-il basculé à la suite d’un lancer en touche perdu (6 au total sans que le contre adverse en soit la cause…). Une remontée de terrain plus tard, Colomiers s’est retrouvé en double infériorité numérique. L’USAP en a profité pour inscrire coup sur coup deux essais. Deux autres de ses cinq réalisations, la première et la quatrième, l’ont été à quinze contre quatorze. Rageant ! Mais logique…

Le score, 34 à 13, est lourd. Cependant, nous ne pouvons nous empêcher de penser que Colomiers vaut beaucoup mieux. A condition d’effectuer les réglages nécessaires. Une remise en  question s’impose. Pour bien  préparer la suite. « Gémir sur un malheur passé, c’est le plus sûr moyen d’en attirer un  autre », a écrit William Shakespeare (Othello).

Dès vendredi (20 heures), Soyaux-Angoulême se présentera à Michel-Bendichou en coleader invaincu (2V, 1N). S’il ne convenait pas de s’enflammer après deux journées, il ne faut pas dramatiser après la troisième. Une seule défaite en ayant voyagé à Grenoble et à Perpignan, ce n’est pas mal. Il s’agit maintenant de ne pas perdre face aux Charentais le joker ramené de l’Isère. « Faut pas gâcher ! », répétait à l’envi Guy Roux. À Aimé-Giral, Colomiers a beaucoup gâché. Trop gâché !

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