INTERVIEW ROMAIN MÉMAIN



Mercredi 29 Mai 2019

Clap de fin pour Romain Mémain.
Après de nombreuses années au club de Colomiers Rugby, « Meyep » raccroche les crampons, lui aussi. Entretien avec notre désormais ex-capitaine.
 
Romain, en quelle année es-tu arrivé au club ? 
 
Je suis arrivé de mon petit club de Saujon en Charente-Maritime en 2002, j’avais intégré à l’époque le centre de formation de Colomiers. J’ai commencé par trois années au centre de formation, avant d’intégrer l’équipe première, lorsqu’il y eu la double rétrogradation sportive et financière, de Top16 à la Fédérale 1. J’ai passé en tout et pour tout 17 ans dans ce club. 
 
Quels souvenirs garderas-tu de ton expérience ici ? 
 
Je garderai les rencontres que j’ai pu y faire. De belles rencontres. J’ai fondé une famille, J’ai noué des amitiés qui perdureront dans le temps je pense. 
Sur le plan sportif : Les trois titres de Fédérale 1. Le premier ayant une saveur plus particulière, car il survient l’année suivant cette double rétrogradation. Et que cette année là notamment, seul le vainqueur de la finale pouvait accéder à la Pro D2, ce qui rendait l’objectif encore plus dur à réaliser. Il y avait 5-6 jeunes qui montaient des catégories Reichel ou Crabos, entourés par quelques anciens, c’était une belle aventure. C’était formateur. 
Puis forcément, la demi-finale de Pro D2 à Bayonne en 2016 ! 
 
Entourer et encadrer les plus jeunes, c’est quelque chose que tu as toi même fait, sur ces dernières années ?
 
Oui, j’ai toujours pris à cœur le rôle de transmission, par rapport à l’identité du club, basé sur la formation. Ça passait par la mobilisation des joueurs, à intervenir sur les catégories jeunes du club. Qu’il y ait une plus grande connexion entre les pros et l’association. Quelque part, nous devons adopter une position de garants à ce niveau-là.   
En plus d’être joueur passé par le centre de formation, j’ai entraîné en école de rugby, je me suis aussi occupé de l’association des joueurs… Il n’y avait pas que le fait d’être joueur de l’équipe professionnelle, nous avons aussi des responsabilités autres. 
 
Comment as-tu vécu plus personnellement cette dernière saison ?
 
Tous les autres joueurs diront la même, ça a été une année assez compliquée. Je ne m’attendais pas à autant de complications pour une dernière saison, je pense avoir pris quelques années de plus dans la tronche après celle-ci ! Le dénouement est tout de même le bon, heureusement. Ce sont des évènements que j’ai pu connaître en début de carrière, et c’est formateur, malgré tout. Tout de même, si on avait pu éviter cela : tout ce suspense jusqu’aux dernières journées, ça aurait été mieux. J’espère que le club tirera les leçons de cette saison « galère », pour ne pas rééditer celle-ci.
 
D’un avis plus extérieur désormais, comment-est ce que tu entrevois le futur du club ? 
 
Je souhaite que le club continue à grandir, je sais que le club est conscient qu’il faut continuer à progresser sur certains aspects sportifs et structurels, et j’en suis ravi. J’espère que tout ce travail paiera, car Colomiers est un club qui mérite sa place en Pro D2. 
 
Quels sont tes projets futurs ? 
 
À partir du 1er juillet je deviens gérant d’un bar à huître qui sera situé place Victor Hugo, à Toulouse, en association avec la poissonnerie Bellocq. Vous pourrez m’y retrouver au marché Victor Hugo, à toute heure ! Du mercredi au dimanche midi. Voilà mon projet ! 
 
Est-ce que tu vas continuer le rugby ? 
 
Pour l’instant je n’ai rien de prévu dans le rugby, rechausser les crampons n’est pas prévu pour l’heure. Je vais certainement filer un coup de main au club des Marcassins à Saujon où j’ai encore beaucoup de copains. Toutefois, c’est compliqué de couper du jour au lendemain après avoir passé 17 années dans un club, si l’on fait appel à moi pour quoi que ce soit, je répondrais présent, bien sûr. 
 
Un dernier mot ?
 
J’ai vécu de magnifiques années à Colomiers, ça a fait de moi l’homme que je suis maintenant, le club de Colomiers restera toujours un club particulier dans mon cœur et mon esprit. Je tenais à remercier tous les gens qui travaillent au quotidien dans l’ombre pour ce  club, il y en a beaucoup, donc je pense à eux : l’association, l’école de rugby, les intendants, les supporters… Le club est un tout, il ne faut pas oublier ces personnes là.

Nos partenaires