GÉNÉRATION '99



Jeudi 02 Mai 2019

Ce dimanche 28 avril, lors de notre dernier match à domicile face à Soyaux-Angoulême, l'ensemble de la génération '99 été présente au stade Michel Bendichou afin de célébrer le vingtième anniversaire de la Finale de Coupe d'Europe à Lansdowne Road, à Dublin.

Ils étaient presque tous là :
Cyril Barrau, Fabrice Bassaber, Marc Biboulet, Jacques Brunel, Thierry Clarac, Dominique Dalpos, Bernard De Giusti, Stéphane Delpuech, Philippe Ducousso, Fabien Galthié, Stephane Graou, Laurent Labit, Benjamin Lhandes, Jean-Marc Lorenzi, Philippe Magendie, Hervé Manent, Serge Milhas, Gildas Moro, Richard Nones, Stéphane Peysson, Philippe Pueyo, Sebastien Roque, Romain Rysman, Jean-Luc Sadourny, Patrick Tabacco, ainsi que les dirigeants et staff de l'époque, Philippe Turblin, Gilbert Floureusses, Maurice Guibert, Serge Toneguzzo, Serge Pina, Pierre Berges.

C'est en avant-match, lors de la traditionelle Garden Party, que les anciens joueurs furent dans un premier temps présentés, avant d'être mis à l'honneur devant l'ensemble du public à la mi-temps du match.

Cette journée était l'occasion de se remémorer une fantastique épopée, celle d'un groupe qui, après avoir remporté la Conférence Européenne en 1998 (et avant de se hisser en finale du championnat de France en 2000), parvenait à accéder à la finale de la grande Coupe d'Europe après être sorti premier d'une poule composée des Gallois de Pontypridd, des Italiens de Trévise ainsi que des Écossais de Glasgow.

Cette première place de poule s'était acquise notamment grâce à un succès sur les terres d'une surprenante équipe de Trévise, où nos hommes réduits très vite à 14 avaient, avec beaucoup de courage, remonté un 19-9 à la 60e minute de jeu, pour finalement remporter le match sur le score de 19-22.

C'est ensuite au stade du Sélery que les Columérins avaient disposés du Munster sur le score de 23-9 en quart de finale. (Deux essais de Stéphane Peysson et de Bernard de Giusti, deux transformations et trois pénalités de Laurent Labit).

La demi-finale avait elle été remportée face aux Catalans de l'USAP sur le score de 10-6.
L'affiche était somptueuse, un maillot de 31m sur 17, lourd de 150kg, avait été déployé par les supporters de l'amicale des supporters pour l'occasion. Dans un stadium de Toulouse plein, c'est une interception de David Skrela à la 65e qui força le destin de son équipe dans un match à couteau tiré, délivrant la colombe et la menant vers la plus prestigieuse des finales. 

La finale perdue face à l'Ulster sur le score de 21-6, où plus de 1200 supporters columérins avaient fait le déplacement, concluait malgré tout une année réussie pour cette génération exceptionelle. Il restera dans cette rencontre, où les images fûrent diffusées dans le monde entier, les rugbymen de Colomiers battus, certes, mais sans jamais avoir démérité sur un terrain hostile et acquis aux locaux, terrain où ces joueurs se sont comportés comme les ambassadeurs d'une ville où l'on sait privilégier le dynamisme, l'esprit d'entreprise et la jeunesse.

Il y avait une entente sportive et humaine, presque familiale, qui scéllait l'état d'esprit de tout un club qui perdure encore aujourd'hui.

Car ce Colomiers-là était avant tout une équipe locale, avec beaucoup de joueurs issus de la région occitane, attachés à leurs territoire et à ce club. Ce Colomiers n'avait pas un pack de "mammouths", faisait jouer des trois-quarts centres comme Sébastien Roque ou Jérôme Sieurac, petits gabarits ne dépassant pas les 82kg, un jeu aéré, déployé, avec le soutien de certains meneurs-accélérateurs tels que Marc Dal Maso, Fabien Galtié, Jean-Luc Sadourny... 

Ces années 2000 étaient symbolisées par le virage du professionalisme au sein du rugby français, virage parfaitement négocié par un club qui a été récompensé d'un soutien indéfectible d'une municipalité et de sponsors convaincus de la sagesse et la patience des dirigeants, et de la compétence de ses éducateurs.

Car cette génération a fait voler en éclat les clichés qui les caractérisaient alors, à savoir ceux d'une équipe friable, trop joueuse, trop jeune.

Extrait d'un article paru dans Rugbyrama en 1999 : 

Qu'est ce qui a provoqué cette soudaine envolée ? Sportivement, Jacques Brunel, entraîneur avec Philippe Ducousso, estime qu'ils ont "récoltés les fruits des investissements passés". De José Osès en passant par Christian Déléris, Jean-Claude Skréla et Serge Gabernet, chacun a apporté sa pierre à l'édifice. 
En outre, cette fameuse image grandissante à incité les joueurs en devenir à tenter leur chance au club. Pas forcément le plus riche, ni le plus adulé par les supporters. Mais sûrement le plus humain.

C'est donc une génération qui a eu plaisir de refouler les pelouses du désormais stade Michel Bendichou. Et qui à l'image de Fabien Galtié lors de son interview de la mi-temps au micro d'Eurosport, était ému, de revenir à l'ancien "Sélery".

L'issue de ce match face à Soyaux-Angoulême et le maintien décroché par notre génération actuelle a conclu cette journée de la plus belle des manières, sous l'œil de nos illustres anciens...

Allez Colomiers.

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