[REVUE DE PRESSE]



Lundi 29 Avril 2019

"Au bout de la douleur un grand bonheur"
Article paru dans la Dépêche du midi dimanche 28 avril 2019.

Pour se maintenir, les Columérins avaient besoin d'une victoire. Ils l'ont courageusement et logiquement obtenue au terme d'un match crispant. Ouf !
Ce n'était pas une finale, mais, pour Colomiers, ce match en avait presque la saveur. Et, comme bon nombre de finales, elle fut serrée, accrochée, sans grande envolée. Colomiers, qui devait absolument s'imposer pour se maintenir sans jouer à quitte ou double dimanche prochain à Aix-en-Provence, a décroché ce précieux succès. Un succès et un maintien mérités au terme (ou presque) d'une saison des plus éprouvantes, avec la peur d'une relégation aux trousses.
Au bout de la douleur, un grand bonheur…

La joie envahissait bien sûr la pelouse au coup de sifflet final. Mais, pour certains, elle avait du mal à s'extérioriser pleinement. Comme si la saison qu'ils venaient de vivre avec ce sauvetage encore difficile à envisager trois mois auparavant (8 points de retard pour le maintien) ne le leur permettait pas.
«Jouer le maintien, c'est harassant»
«J'ai vécu trois saisons en une, lâchait Romain Bézian. Mentalement, c'était usant. Nous sommes passés par des moments de déception absolue avant de sortir la tête de l'eau sur la fin. J'avais peur que ça se joue lors de la dernière journée. Émotionnellement, c'est plus fort que lors de notre qualification, à Carcassonne, il y a trois ans. La saison a été tellement plus dure. Jouer le maintien c'est harassant.»
Ceux qui s'arrêtent…
L'autre grand Romain (Mémain), qui va, lui, mettre un terme à sa carrière, enchaînait : «À chaud, j'ai du mal à savourer. La victoire suffit largement à notre bonheur, peu importe le contenu. Avec Seb (Inigo, autre futur retraité, NDLR), nous avions à cœur de laisser le club en Pro D2. Quelques jeunes poussent derrière, à eux de prendre le relais. Pour ma part, je vais entamer une nouvelle vie professionnelle le 1er juillet (du côté du marché Victor-Hugo, NDLR), mais si je peux rester au club, pour aider, pourquoi pas.»
Sébastien Inigo n'était pas peu fier du cadre qui venait de lui être remis pour son 257e match avec Colomiers. Mais il n'explosait pas pour autant : «Je ne réalise pas trop. Dans la semaine, ce sera différent. C'est un long voyage qui se termine, avec des hauts et des bas, mais le plus important est ce maintien.»
Et Sébastien de conclure dans une pirouette : «Et maintenant, apéro tout de même !» Avec modération, Seb…

Paroles

Alain Carré (président de Colomiers) : «Quel soulagement ! Jamais je ne pensais vivre une telle saison. Le conseil d'administration, les partenaires et la municipalité ont été super. Tout le monde y a toujours cru à un point que ça finissait par m'énerver.»

Julien Sarraute (entraîneur principal) : «Je pensais éprouver de la joie, mais ce n'est pas le cas car je repense à toute cette saison très compliquée. Nous n'allons pas y revenir, mais j'ai une pensée pour Marco (Dantin) et Olive (Baragnon).J'éprouve beaucoup de fierté par rapport à l'état d'esprit des joueurs. Certains vont partir, parce que c'est leur choix ou parce que c'est le mien. Ça me rend triste parce que j'aime mes joueurs. C'est une aventure qui se termine. Il y a des joueurs dont on ne parle pas, mais qui y ont participé et sont attachés à cette aventure. Il y a les deux qui sont restés sur le banc aujourd'hui (Etcheverry et Fajardo, NDLR). Ils auraient mérité de rentrer. J'assume les choix même si ça laisse un goût d'amertume. C'est le métier d'entraîneur.»
«Cela dit, mes joueurs vont pouvoir profiter de la fête. Ils doivent savourer leur récompense. Mais la saison n'est pas finie. Il reste un match à Aix. Ensuite, il faudra se servir de cette saison pour reconstruire sur des bases solides.»

Jean-Paul Pronzatto 

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