[REVUE DE PRESSE]



Lundi 04 Mars 2019

Thomas Dubois, buteur en sommeil, pilier atypique.
Article paru dans la Dépêche du midi le 28 février 2018.

Le pilier columérin détonne dans le monde des premières lignes par ses mensurations (1,88m ; 108kg) mais également par son parcours, lui qui n'a découvert le rugby qu'à 16 ans.
Vous avez déjà vu un pilier taper des pénalités en match ? Nous rarement. Thomas Dubois, le gaucher de la mêlée columérine, fait partie de cette caste réduite des avants capables de buter même si depuis son passage chez les pros, il a mis le «tee» au placard. D'où lui vient cette faculté à bien taper dans le ballon ? «C'est dû à mon passé de footballeur, j'étais gardien de but jusqu'à l'âge de 16 ans», explique Thomas Dubois qui ne s'est converti au rugby qu'à ce moment-là «en suivant un camarade de lycée», poursuit le pilier columérin qui a donc fait ses classes dans les rangs des juniors, Crabos puis Reichel, de l'USC où il s'est rapidement imposé comme 3e ligne centre au départ, avant de se hisser en première ligne par la suite.


Une pénalité de 50 m pour convaincre !

«Un jour, alors que notre buteur n'était pas en réussite, j'ai proposé au coach de buter. Il était sceptique sur le coup et a voulu me voir à l'œuvre à l'entraînement.''Si tu la passes des 50 m, tu butes ce week-end'',m'a-t-il lancé. Et j'ai réussi ! Après ça, c'est moi qui ai buté», s'amuse Thomas Dubois qui affichait alors un taux de réussite à plus de 70 %. Pilier et buteur, un profil atypique qu'il n'a pas pu maintenir en équipe de France U20, «où il y avait de vrais spécialistes», ni lorsqu'il rejoint l'USAP chez les Espoirs en 2009. «Déjà que je n'ai pas les mensurations d'un pilier traditionnel, si en plus je voulais buter, je ne sais si cela aurait été bien vu. Et puis buter, ça demande un travail supplémentaire. Je me suis avant tout consacré à mon poste», poursuit Dubois qui va compenser son gabarit «light» de pilier par une technique irréprochable en mêlée pour faire face à des adversaires bien plus lourds sur la balance. «J'ai énormément travaillé cet aspect technique avec Didier Sanchez (le fameux docteur ès mêlée de Canet, NDLR). J'ai passé des heures et des heures avec lui à analyser, décortiquer, tester tout ce qui à trait à la mêlée. D'ailleurs, je suis toujours en contact avec lui, on se téléphone régulièrement», confirme Thomas Dubois qui est finalement revenu à Colomiers en 2012 d'où il n'est plus reparti depuis.
 
XAVIER THOMAS
Retrouvez la suite de l'article ici.

Nos partenaires