[REVUE DE PRESSE]



Jeudi 15 Novembre 2018

Granouillet "Une blessure invisible". 
Article paru dans la dépêche du midi le 15 novembre 2018.

Aurillac-Massy, Colomiers-Biarritz, Bourg-Colomiers. Trois matches de Pro D2 disputés cette année 2018 qui n'ont a priori aucun point commun. Pour Maxime Granouillet, 2e ligne de Colomiers arrivé cet été d'Aurillac, ils en ont un. Ce sont trois rencontres au cours desquelles il a été victime d'un protocole commotion. Trois en moins d'un an dont le dernier à Bourg-en-Bresse, le 26 octobre. Nouvelle réglementation oblige, le 2e ligne columérin est à l'arrêt forcé pour trois mois, jusqu'au 21 janvier prochain. «Date à laquelle je dois revoir le neurologue», précise l'intéressé qui prend son arrêt forcé avec philosophie. «Je savais depuis le match contre Biarritz que j'avais une épée de Damoclès au-dessus de ma tête. C'est ainsi, je prends mon mal en patience», confie Maxime Granouillet, rassuré par les examens passés. «Je n'ai jamais eu de pertes de connaissance et pour ma part, je n'ai aucune séquelle. Mais je suis à l'arrêt et quelque part, c'est comme si j'étais victime d'une blessure invisible. C'est frustrant mais c'est aussi rassurant car ces mesures de prévention et protection sont dans l'intérêt des joueurs.»
Aucun contact d'ici le 21 janvier
À 26 ans, cette mise au repos forcé et ce cumul de protocoles commotions l'inquiètent-ils ? «Non. C'est chaque fois arrivé dans le jeu et les examens passés n'ont rien révélé. ça fait partie du jeu. C'est comme un joueur qui se blesse trois fois au mollet par exemple. La récidive, ça fait partie du sport», constate Maxime Granouillet qui a désormais beaucoup plus de temps libre devant lui. «Effectivement, je ne peux faire que de la préparation physique et dans trois semaines, je pourrai reprendre le rugby mais sans contact. Il faut que j'attende ma prochaine visite chez le neurologue le 21 janvier pour avoir le feu vert afin de m'entraîner normalement et sans restriction.»
Pendant cette période de relative inactivité, Maxime Granouillet essaie de ne pas couper avec la vie de l'équipe. «J'aide à la vidéo sur l'analyse des adversaires, j'étudie la touche pour ne pas totalement couper», poursuit le 2e ligne columérin qui trouve également un peu de temps libre pour se changer les idées en pratiquant la pêche, sa grande passion en dehors des terrains. De quoi lui faire oublier «cette blessure invisible» qui le condamne à prendre son mal en patience.


La suite de l'article à retrouver sur le site de la dépêche du midi. 

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