RENCONTRE AVEC BENJAMIN RIOUX ET ANTHONY ROUX



Jeudi 14 Juin 2018

Désormais jeunes "retraités", Benjamin Rioux et Anthony Roux sont revenus sur les nombreuses années passées au club, et ont également abordé l'après-carrière...

Après tant d'années, on imagine que vous avez emmagasiné bon nombres de souvenirs à Colomiers : Quels sont vos meilleurs souvenirs au club ? 

Benjamin Rioux : On a connus de magnifiques moments avec les finales de Fédérale 1 et la demi-finale contre Bayonne. Je retiendrai quand même l’ensemble du parcours, parce que l’on a connu des moments durs, comme les descentes. C’est comme dans la vie, il y a des hauts et des bas, ce que je sais en tout cas c’est qu’on a donné toutes nos forces pour mener le projet du club à bien.
Anthony Roux : Un super moment pour moi :  cela reste la première remontée en 2005, on était jeunes et insouciants, c’était notre première année senior, pour nous c’était énorme de finir champions de France. Je retiens aussi la demi-finale à Bayonne qui reste un moment magnifique, même si c’était un peu une surprise de se retrouver là.

À quels moments avez-vous senti qu’il était temps d’arrêter ?

Anthony Roux : Personnellement je le sentais depuis le début de saison, plus mentalement que physiquement d’ailleurs, je sentais que j’avais moins d’envie. C’était un peu plus dur, du coup j’ai préféré arrêter. 
Benjamin Rioux : Pour moi c’est un peu comme Antho, même si en juillet je me sentais comme un petit jeune de 25 ans, vers le mois de novembre, rapidement, j’ai quand même ressenti une grosse baisse mentale. Physiquement j’ai aussi eu de gros problèmes, j’ai eu des fourmis dans le bras pendant 3 mois, ça m'a fait assez peur. Je me suis projeté à moyen terme avec mes enfants, cela m’a vraiment fait cogiter.

Que va t-il se passer au niveau sportif pour vous, maintenant ?

Anthony Roux : En ce qui me concerne, je vais continuer un an au club de Saint-Sulpice sur Lèze, j’ai des copains là-bas. C’est une certaine façon de boucler la boucle, dans un club familial. 
Benjamin Rioux : Pour moi c’est pareil, c’était impossible d’arrêter le rugby complètement, c’est trop prenant et c’est ma passion depuis maintenant 20 ans. Je vais entraîner dans un club évoluant en division Honneur, La Saudrune. Ça me fait vraiment plaisir car je vais y entraîner avec un ami. À côté de ça, je monte mon projet professionnel, je ne gamberge pas, j’ai pleins de projets en tête. J’ai la chance de pouvoir dire "j’arrête le rugby", mais à côté de ça, j’ai plein de choses à entreprendre.

En ce qui concerne vos projets professionnels, quels sont-ils ?

Anthony Roux : Pour ma part je vais travailler en tant que conducteur de travaux dans une entreprise à Saint-Sulpice. Je suis enthousiaste à l’idée de commencer cette nouvelle vie. Je pourrai encore plus profiter de mes enfants.
Benjamin Rioux : En ce qui me concerne je monte un cabinet de courtage. Actuellement on est en train de tout mettre en place, c’est super enthousiasmant. 

C’est le moment de passer le relais, à une nouvelle génération du club, un conseil à  leurs donner ?

Anthony Roux : Je pense qu’il faut qu’ils en profitent un maximum, car ça passe à vitesse grand V.
Benjamin Rioux : J’espère qu’ils ont conscience qu’ils arrivent dans un club hyper sain à Colomiers, qui est stabilisé en Pro D2, et qui regarde plus vers le haut qu'autre chose. Parce que quand nous sommes arrivé ce n’était pas le cas, et on a du se battre pour qu’aujourd’hui le club soit dans une position aussi confortable.

Comment expliquer votre attachement à ce club et le fait que vous soyez parti puis revenu ?

Benjamin Rioux : Concrètement, j’habite à Colomiers depuis 15 ans et j’adore cette ville. En termes de confort de vie, c’était l’idéal.
Anthony Roux : C’est pareil pour moi aussi, j’ai eu quelques propositions après mon passage au LOU, mais je savais que mon après-carrière allait être facilitée par mon retour à Colomiers, en plus je connais ce club par cœur, du coup ça a été une évidence.

Propos recueillis lors de la semaine du dernier match de championnat face à Massy : 
Qu’est-ce que vous ressentez à quelques jours de votre dernier match ? 

Anthony Roux : Ça fait bizarre... C'est vrai qu'il y a quelques semaines, je n'en avais pas trop conscience, mais cette semaine, c'est plus compliqué. On essaie de profiter au maximum des derniers moments dans les vestiaires et sur le terrain. 
Benjamin Rioux : De mon côté, je m'étais préparé psychologiquement, cette semaine je sens un peu que la pression monte doucement. Maintenant, je termine bien dans ma tête et presque bien dans mon corps, en effet j'ai deux opérations qui m'attendent désormais... Mais je suis vraiment heureux de ce que j'ai pu accomplir ici.

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