#J20 PAROLE D'ENTRAÎNEUR : JULIEN SARRAUTE



Vendredi 19 Janvier 2018

Dimanche, Colomiers Rugby ira affronter le Stade Montois sur ses terres en clôture de la 20e journée de PRO D2. Julien Sarraute, entraîneur des trois-quarts, revient sur cette rencontre et évoque la précédente, face à Narbonne.  

Comment voyez-vous cette dernière victoire face à Narbonne (25-9) ?
 
Comptablement ce match est un bon résultat surtout au vu de la première mi-temps, où l’on a eu des intentions de jeu, où l’on a fait preuve de réalisme également sur nos temps forts, ce qui était un de nos objectifs de travail et qui nous avait un peu fait défaut par le passé, donc tout cela été très positif.

Lors de la seconde mi-temps nous avons eu beaucoup moins la possession de balle, notre qualité défensive nous a permis de maintenir ce bonus, même si c’est vrai, il a fallu s’employer et très bien défendre sur notre en-but notamment, pour préserver ce point-là.
C’était une bonne rencontre même si l’on sait que nous devons être capables de tenir beaucoup plus ce ballon, et de maîtriser notre jeu, c’est ce qui nous faisait défaut sur les matchs passés.
Nous sommes très cycliques sur nos prestations, avec souvent une très bonne mi-temps, et une deuxième qui alterne le chaud et le froid. Aujourd’hui nous avons pour fil conducteur d’essayer d’améliorer sur ces 80 minutes notre maîtrise du jeu, afin de maintenir tous les aspects qui nous placent dans la performance.
 
 
Ce défaut de maitrise peut-il être lié à de la fatigue en seconde période ?
 
Non cela ne relève pas de la fatigue, je ne pense pas. La fatigue interviendrait sur les 10 dernières minutes alors que dans notre cas, on sent sur ce match sur notre état d’esprit et sur notre présence, que nous n’avons rien lâché. Nous aurions pu craquer physiquement ou mentalement, mais je pense que ce groupe la démontré tout au long de la saison : il a tout de même des ressources psychiques, il y a un état d’esprit qui est véhiculé par les anciens notamment, qui fait que l’on est capable d’aller chercher au fond de nous-mêmes.
Donc non, je ne pense pas que ce soit lié à cet aspect-là.

Maintenant il y a sûrement d’autres facteurs, il faut que l’on analyse ceux-ci, c’est ce que l’on fait depuis plusieurs semaines, mais je le répète : c’est surtout lié à notre capacité à bien maîtriser notre jeu. Il faut que nous soyons tous très concentrés et appliqués sur cette capacité à imposer notre rythme et à tenir le ballon, on commet des petites erreurs qui, cumulées, nous mettent en difficulté.
 
Quelle analyse portez-vous de cette seconde mi-temps, où notre possession a été plus déficiente ?
 
Très rapidement dans cette seconde mi-temps nous nous sommes mis sous pression par notre incapacité à sortir proprement de notre camp. Lorsque l’on parle de maitrise du jeu c’est ça aussi : Savoir sortir au plus vite de notre camp après avoir scorer.
Nous avons commis des en-avant, eu des jeux au pied contrés et d’autres approximations dans des zones de marque, on s’est maintenus sous pressions nous-mêmes par des erreurs ou des approximations.

Une fois que l’on avait le ballon, on ne peut pas dire que l’on ait mal utilisé celui-ci. Nous pouvons dire en revanche sur ce match, que nous n’avons pas rendu bêtement nos ballons sur des fautes de mains, des mauvais choix tactiques.
 
Face à Mont de Marsan cet aspect-là peut-il être déterminant sur la physionomie du match ?
 
Ce qui est sûr c’est que Mont de Marsan impose son jeu à domicile.
C’est une équipe dense, qui maitrise son jeu à la perfection, avec un groupe qui a très peu tourné depuis maintenant plusieurs années, qui se connaît et qui s’est même renforcé qualitativement. Nous savons que cette équipe se nourrit de tous les turn-over et de tous les ballons qu’elle peut récupérer. Donc il est vrai que si l’on donne trop de munitions à cette équipe-là, on se mettra en danger…
Ils mettent beaucoup d’essais en contres, sur des interceptions ou des turn-overs… Il sera très important d’être extrêmement propres sur nos sorties de camp, et sur la conservation du ballon car le moindre turn-over pourrait nous mettre en difficulté.
 
Le temps risque d’être pluvieux, cela peut-il jouer en notre faveur ?
 
Je ne suis pas sûr : de par les matchs précédents, nous sommes plus à l’aise sur les terrains secs, au même titre que cette équipe montoise.
Ce seront des facteurs externes que l’on ne maitrise pas, il faudra simplement être capable de s’adapter tout en gardant nos principes de jeu. Dire que cela va jouer en notre faveur, je ne préfère pas parier là-dessus.
Ce sera un match extrêmement difficile, Mont de Marsan est l’équipe qui comptabilise le plus de bonus offensifs, qui met en moyenne 40 points à domicile…
Si nous n’avons pas la conviction de réaliser une grosse performance on va au-devant d’une grosse désillusion.  
 
Nous pourrons compter sur notre défense ?
 
On pourra compter sur notre défense si l’on s’en donne les moyens. La défense c’est un état d’esprit, c’est un investissement, si on se contente du minimum cela ne sera bien évidemment pas suffisamment. Nous devons être extrêmement performants, rechercher l’excellence, et pour ça il faut un engagement sans faille. 

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